Je rêvais d’être libraire : j’ai testé pour vous

Édition | tous les articles

J’ai longtemps rêvé d’être libraire… 😏 J’aurais pourtant pu faire ce choix de carrière pendant mes études, mais j’ai finalement choisi l’édition. Malgré tout, cette envie de vendre des livres ne m’a jamais vraiment quittée. Comme je n’aime pas vivre avec des regrets et qu’une opportunité s’est offerte à moi, j’ai eu la chance de pouvoir tester mes compétences au sein d’une librairie indépendante pendant presque un an. Suite à vos nombreuses demandes, j’ai décidé de rédiger un article pour vous en parler un peu plus. Bibliophile ou simplement curieux, découvrez ici l’expérience d’une passionnée qui rêvait d’être libraire et qui a donc pu tester ça pour vous !

Mon parcours en métiers du livre

Si vous connaissez un peu mon parcours, vous savez que la librairie n’était pas mon premier choix. Je ne vais pas vous mentir j’ai quand même un peu hésité. Avec le recul je me dis parfois que j’aurais pu choisir cette voie, mais comme je le disais, je n’aspire pas à vivre avec des regrets. Pendant mon DUT métiers du livre à l’IUT de Saint-Cloud, j’ai suivi un an et demi de tronc commun à tous les élèves puis un semestre de spécialisation en édition. Très honnêtement j’aurais pu m’orienter par la suite vers une licence en librairie, mais j’ai préféré suivre le chemin que je m’étais tracé et j’ai continué vers une licence d’édition. Malgré tout, pendant la totalité de mon cursus j’ai pu travailler comme libraire événementiel sur pas mal de salons du livre. Au départ par obligation puisque c’est important pour développer ses compétences, mais rapidement, j’y ai pris goût🙂. Je vous vois venir :

« Mais alors tu avais déjà de l’expérience dans la vente d’ouvrages, tu savais déjà faire ! »

Oui et non… Vendre des livres sur un salon pendant cinq ou six jours c’est totalement autre chose. Ce qu’on aime c’est l’ambiance, l’animation, les rencontres avec les auteurs. Il faut garder à l’esprit que la plupart du temps on travaille comme libraire sur le stand d’un éditeur en particulier… Nous n’avons à la vente qu’un petit échantillon d’ouvrages d’une seule maison. Rien à voir avec l’activité de conseil que l’on exerce en librairie ! De plus, la clientèle en salon, les conditions de vente et le rush permanent sont incomparables. En librairie il y a d’autres enjeux et d’autres compétences à maîtriser !

De l’édition à la librairie

Bon vous devez sûrement vous demander comment je me suis retrouvée à travailler dans une librairie… Allez, je vous raconte. Tout a commencé en novembre 2017. J’avais lancé mon activité de conseil éditorial quelques mois plutôt. Après un super voyage à New York, la saison des salons du livre approchant, j’ai eu envie de proposer mes services à des librairies pour travailler un peu comme libraire événementiel. Je vous l’ai dit, j’ai toujours adoré le contact client, le conseil bref. En passant sur Facebook, je vois une annonce qui m’interpelle. Un libraire de la ville à côté cherchait justement une libraire avec de l’expérience en salon, pour le Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil. Vous vous doutez bien que j’ai postulé immédiatement. Le patron m’a contactée dès le lendemain pour un entretien. Je ne vais pas vous parler en détail de cette rencontre😌. Tout ce que je peux vous dire c’est que c’était une bonne première impression. Je le trouvais bien dans ses bottes, aligné avec son marché et sa clientèle. Il avait bien développé la branche événementielle de sa librairie j’ai foncé. Je me suis d’abord retrouvée à travailler sur le Salon de la BD à Vigneux-sur-Seine pendant trois jours. C’était fatiguant, mais passionnant. On avait un fond assez conséquent, une clientèle de passionnés et de connaisseurs bref, tout ce que j’aime. Suite à cette expérience, le patron décide de m’engager pour Montreuil j’étais ravie. Le Salon du livre de Montreuil s’est très bien passé. Je rédigerai sûrement un prochain article sur cette activité événementielle pour vous expliquer un peu le déroulement d’une journée type, mais là n’est pas le sujet. Le patron était ravi de cette collaboration, je l’étais également. Il me propose un poste de libraire en renfort dans sa boutique pour les périodes d’affluence (quelques week-ends, semaines avant Noël…), j’accepte la proposition avec enthousiasme. Ça me paraissait tellement inespéré de pouvoir concilier mon activité éditoriale et ces extras en librairie que je n’ai pas du tout hésité. Voilà dans les grandes lignes comment j’ai commencé à travailler en librairie😜.

Mon poste de libraire à plein temps

Bon et donc me direz-vous… Il se trouve qu’après pas mal de week-ends passés à travailler dans cette librairie je commençais à y avoir mes petites habitudes. Les collègues étaient sympathiques, on avait une clientèle d’habitués. J’ai eu la chance de pouvoir concilier mes deux activités sans trop de problèmes. J’en étais très heureuse et je pense, avec le recul, que j’aurais dû me contenter de ça. Globalement, c’était une librairie généraliste, mais nous avions tout de même un très beau rayon de bandes dessinées, une partie papeterie-cadeau et un incroyable rayon jeunesse. Sur le papier vraiment, cette librairie avait tout le potentiel possible 😌. Lorsqu’en mars 2018, le patron m’a contactée pour me proposer un poste à plein temps : j’étais survoltée. J’ai pensé que c’était une superbe opportunité, je connaissais tout le monde, les clients me connaissaient aussi… Mon poste de rêve servi sur un plateau🤗. Je me suis dit que j’étais capable de tout gérer. Que je pouvais avoir une double activité… Vous me direz ça n’a pas changé aujourd’hui puisque c’est encore le cas dans mon business ! J’ai accepté. Ce que je n’avais pas prévu c’est que le poste sur lequel je m’engageais n’avait rien à voir avec le métier de libraire que j’exerçais jusqu’à présent. Pour faire simple, une de mes collègues quittait la boutique. Elle a donc pris quelques semaines pour me former sur son poste. Elle était cheffe du rayon papeterie-carterie et responsable du service des collectivités. Une femme incroyable d’ailleurs, je garde pour elle énormément de respect et d’estime tant à titre professionnel que personnel. Ce que je ne savais pas c’est que cette librairie vendait des livres aux collectivités de la région : établissements scolaires, médiathèques, comités d’entreprises🙄… C’était une grosse partie du chiffre d’affaires, ça demandait de l’organisation, de la disponibilité, des compétences administratives en matière de devis, facturation, gestion des stocks… Je n’avais jamais géré de rayon non plus. Il fallait donc recevoir des représentants, passer des commandes, mettre en rayon, étiqueter, fixer les prix. Vous avez compris je n’étais pas seulement libraire et tout ne s’est pas passé comme prévu…😓

Vous avez envie de savoir ce qui m’est arrivé et comment tout ça s’est terminé ? Haha😬, c’est que j’ai réussi à capter votre attention ! j’en suis ravie ! Comme je suis de bonne humeur, vous pouvez dès à présent lire la suite et fin de mon expérience de libraire.

0 commentaires

Trackbacks/Pingbacks

  1. Mon expérience de libraire : suite et fin - Mademoiselle Freelance - […] la deuxième fois aujourd’hui ! 😏 Je vous l’expliquais dans mon article précédent « je rêvais d’être libraire » j’ai pu tester…

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.